R&D – Mycoremédiation et dépollution des sols


Nous menons actuellement un projet de R&D visant à dépolluer des sols pour qu’ils retrouvent leur richesse bactérienne et ainsi redevenir le support d’une biodiversité riche et de territoires résilients.

 

Les champignons : vecteur de reconquête de la biodiversité

Les champignons possèdent des mycorhizes… et par ces mycorhizes se déplacent nombre de bactéries, ce qui permet leur multiplication et leur dispersion. Ce sont ces bactéries qui sont à l’origine de la richesse des sols, source de nourriture de plusieurs espèces, et maillon essentiel de la diversité.

 

 

Dans notre cas de recherche, les champignons sont utilisés agissent sur 2 plans :

  • La dépollution du sol : plusieurs champignons captent des polluants (cuivre, hydrocarbures, métaux lourds…) et, contrairement aux plantes, cassent les chaînes chimiques. Ils ne les accumulent donc pas et ainsi, le problème n’est pas déplacé mais bien résolu ;
  • L’enrichissement du sol : développer les bactéries pour réenrichir la substance même du sol et ainsi favoriser sa renaturation…

Le projet, en cours d’étude, s’étend sur 1 an et devrait présenter ses premiers résultats pour le 1er semestre 2020. A ce jour, plusieurs sols pollués ont été mis en palette et confinés dans un endroit secret, frais et obscur… en plein milieu de Bordeaux ! Si vous êtes friands d’une visite insolite, vous savez où nous trouver…

 

 

Un projet soutenu par des acteurs publics et privés : merci à eux !

 

Ce projet, porteur d’espoirs pour bon nombre de milieux – friches, milieux agricoles et viticoles, milieux victimes de pollution… – n’aurait pas vu le jour sans l’appui d’acteurs agissant pour l’intérêt général : la Région Nouvelle-Aquitaine a ainsi soutenu cette initiative et nous permet de persévérer pour continuer l’émergence de solutions pour les écosystèmes dégradés.

Des acteurs privés se sont joints à la démarche, convaincus de l’urgence ou persuadés du potentiel de la solution sur le marché de la bioéconomie. En effet, si les résultats sont convaincants, plusieurs applications pourraient voir le jour pour ces champignons aux vertus souvent sous-estimées :

– Dépollution du cuivre en milieu viticole pour limiter l’impact des traitements, même bio ;

– Double usage du foncier avec des panneaux photovoltaïques pour redonner des fonctions écologiques ou agronomiques aux sols d’ici la fin de l’exploitation des panneaux ;

– Outil d’accélération de la restauration de milieux naturels pour milieux dégradés ;

– mais aussi… cuir de champignon (go vegan !), carton de champignons ou encore catalyseur pour des recherches en chimie…

L’innovation demande de l’audace, du temps, de la recherche mais surtout de la volonté et une envie collective de participer à l’amélioration de la santé de notre planète… Ne sous-estimons pas ce qui se passe sous nos pieds, l’avenir commence ici…